we sign it - Castaner démission

Castaner démission

Les images filmées par la police montrant plus de 150 jeunes, les mains entravées ou sur la tête, à genoux ou assis au sol, rassemblés dans le jardin d'un pavillon et dans une maison associative à Mantes-la-Jolie (Yvelines) suscitent notre indignation. En effet depuis le 17 novembre, la Police française s’est livrée à de nombreuses violences envers des manifestant·e·s.

Pour mettre fin à cette escalade, nous demandons la démission du ministre de l’Intérieur #CastanerDemission

Jeudi, 152 jeunes mineurs ont été interpellés aux abords du lycée Saint-Exupéry à Mantes-la-Jolie. Motif : deux voitures avaient été incendiées. La police et les ministres de l’Intérieur et de l’Éducation nationale nous expliquent une "hostilité". Les images glaçantes et inadmissibles d’humiliation de la jeunesse française nous rappellent des pires époques des pires dictatures du monde.

 

L’histoire d’une escalade

Depuis le 17 novembre la France a connu une escalade de violences policières. Auditionné par la commission des lois de l’Assemblée nationale, Christophe Castaner a qualifié les actes des manifestants violents « d’extrêmement graves, d’indignes et de honteux ». Il a loué sans nuance « le courage et l’abnégation » des forces de l’ordre. Elles se sont pourtant rendues responsables d’actions contraires à la déontologie et à l’origine de blessé·es graves et d’un décès.

Les manifestants ont subi un déluge de munitions sans précédent. Rien qu’à Paris, les CRS ont tiré 10.000 grenades de tous types, dont près de 8.000 lacrymogènes et 800 grenades de désencerclement. Ils ont tellement tiré que certaines unités se sont retrouvées en « rupture de stock». Ces chiffres ne comptabilisent pas les moyens employés de leur côté par les gendarmes mobiles déployés à Paris.  À titre de comparaison, les gendarmes avaient fait l’usage de 11.000 projectiles en 10 jours d’opération sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes ce printemps et c’était déjà inquiétant.

Le 1er décembre par exemple à Paris, les CRS ont aussi lancé 339 grenades explosives du très controversé modèle GLI-F4. Il est à l’origine de graves blessures et amputations. Depuis le déclenchement du mouvement des Gilets jaunes, un fonctionnaire du GIPN (Groupe d’intervention de la police nationale) a perdu une main à La Réunion le 21 novembre, et deux manifestants ont dus pareillement être amputés à Paris le 24 novembre et à Tours le 1er décembre. La GLI-F4 contient 25 grammes de TNT. Sa dangerosité est connue et la France est le seul pays européen à l’utiliser.

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